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La mystérieuse disparition du débouche-toilette... ou comment la charge mentale s'invite dans les plus petits détails

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Hier, il s'est passé quelque chose de franchement banal à la maison.

Mon conjoint a bouché la toilette.

(Pauvre lui... je suis désolée de raconter ça publiquement, mais c'est la vérité! 😂)


Comme toute personne dans cette situation, il part à la recherche du débouche-toilette.

Il cherche dans la salle de bain du haut.

Puis celle du bas.

Rien.

Introuvable.


Avec les quelques partys autorisés que nos plus grands ont organisés à la maison ces dernières semaines, on s'est même demandé si un petit comique ne serait pas reparti avec...

Parce que, sincèrement, il a complètement disparu.

Mon conjoint finit par régler le problème avec un seau d'eau.

Ouf! La toilette est sauvée.


Mais pas le mystère du débouche-toilette.

Et, sans qu'on en parle, une autre question surgit dans mon esprit...

Qui va penser à en acheter un nouveau?

La réponse est arrivée toute seule.

Moi.

Pas parce que j'en ai eu besoin.

Pas parce que je l'ai perdu.

Pas parce que c'est moi qui l'utilise habituellement.


Simplement parce que mon conjoint est reparti travailler... et que, dans son esprit, l'incident était terminé.


Pendant ce temps, dans le mien, une nouvelle tâche venait de s'ajouter à la liste.


Ce n'est pas une question de débouche-toilette


Soyons honnêtes...

Aller acheter un débouche-toilette, ce n'est vraiment pas dramatique.

Je vais le faire et ma vie va continuer.

Le problème n'est pas cette tâche.


Le problème, c'est l'accumulation de centaines de petites tâches semblables qui semblent constamment se déposer dans la tête de nombreuses femmes.


Qui remarque que le lait sera bientôt vide?

Qui pense à ajouter le savon à mains sur la liste d'épicerie?

Qui vérifie si les enfants auront encore des bottes qui leur feront cet automne?

Qui réserve le rendez-vous chez le dentiste?

Qui pense aux cadeaux d'anniversaire?

Aux activités scolaires?

Aux lunchs?

Aux vêtements trop petits?

À inviter les beaux-parents à souper?

À la crème solaire qui achève?

À la nourriture du chien?

À remplacer le débouche-toilette disparu?


Aucune de ces tâches, prise individuellement, n'est énorme.

Mais ensemble...

Elles occupent un espace mental considérable.


Une réflexion, pas un reproche


Je tiens à le dire clairement.

J'ai un conjoint extraordinaire.

Il est présent, impliqué et c'est un papa exceptionnel.

Cette réflexion n'est pas une critique envers lui.


D'ailleurs, je crois sincèrement que plusieurs hommes ne réalisent même pas l'existence de cette charge invisible. Non pas par manque de bonne volonté, mais parce qu'ils ont grandi dans un modèle où cette organisation était souvent portée par les femmes.


Et, soyons honnêtes...

Nous avons parfois aussi entretenu ce modèle sans nous en rendre compte.

En voulant que tout soit fait à notre façon.

En anticipant avant tout le monde.

En reprenant certaines tâches parce que c'était plus rapide.

En croyant que demander de l'aide était plus compliqué que le faire soi-même.


La charge mentale est rarement la responsabilité d'une seule personne.

C'est souvent le résultat d'habitudes, de modèles familiaux et de rôles qui se sont installés tranquillement au fil des générations.


Une lecture qui fait réfléchir


Dernièrement, j'ai lu le livre

Si nous sommes égaux, je suis la fée des dents de la travailleuse sociale Amélie Châteauneuf.


Ce que j'ai particulièrement apprécié,

c'est que ce n'est pas un livre qui cherche des coupables.

Au contraire.

Il met des mots sur une réalité que plusieurs vivent sans toujours réussir à l'expliquer.

Et surtout, il propose des pistes concrètes pour mieux répartir cette fameuse charge mentale dans le quotidien.


Parce que l'objectif n'est pas de créer des conflits.

L'objectif est de créer plus d'équilibre.


L'égalité commence souvent dans les petits détails


On parle beaucoup d'égalité entre les femmes et les hommes.

Et avec raison.

Mais l'égalité ne se joue pas uniquement dans les grandes décisions.

Elle se construit aussi dans les petites choses du quotidien.


Qui pense?

Qui planifie?

Qui anticipe?

Qui porte la responsabilité lorsque personne n'y pense?


Et, à l'inverse...

Qui accepte de déléguer?

Qui accepte que les choses soient faites différemment?


Parce que partager la charge mentale demande souvent deux mouvements.

Le premier consiste à mieux communiquer nos besoins,

nos attentes et les responsabilités à partager.

Le second consiste à accepter que tout ne sera peut-être pas fait

exactement comme nous l'aurions fait.


L'équilibre se construit dans les deux directions.


Et si on donnait un

autre modèle à nos enfants?


Nos enfants apprennent énormément en nous observant.

Ils voient qui prépare les valises.

Qui pense aux rendez-vous.

Qui organise les fêtes.

Qui remarque ce qu'il manque.

Qui demande de l'aide.

Qui en offre.


Peut-être que l'une des plus belles façons de contribuer à une société plus égalitaire est simplement de montrer à nos enfants qu'une

famille fonctionne mieux lorsque chacun porte une partie de la charge.

Non pas par obligation.

Mais par souci les uns des autres.


Une dernière réflexion...


Je suis convaincue que la plupart des familles veulent la même chose que moi:

vivre dans un climat harmonieux.

Cette harmonie ne passe pas par une perfection impossible.

Elle passe par une meilleure compréhension de ce que chacun porte au quotidien.


Et parfois, cette prise de conscience commence grâce à une anecdote aussi banale que...

la disparition d'un débouche-toilette.


Alors je vous laisse avec cette question:

Quelle est votre version du débouche-toilette?

Cette petite responsabilité qui semble toujours atterrir dans votre tête, sans que personne ne l'ait vraiment décidée...


Je serais curieuse de vous lire.

💚

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