J'ai entièrement perdu ma motivation pour Mademoiselle Green🌿

En de début d'automne 2026, je t'avoue aujourd'hui quelque chose de quand même gros...
(entk gros et déstabilisant à avouer pour moi!).
Cet été, j’ai perdu mon élan pour Mademoiselle Green.
Ma motivation. Mon sens. Le goût de poursuivre.
Et je crois que je commence seulement à réaliser à quel point.
Pour être transparente, au début de l’été, à la suite de certaines préoccupations de santé,
Rox et moi avons décidé de prendre une vraie pause avec Mademoiselle Green.
Au fond, nous avons l’immense privilège de pouvoir nous permettre ce luxe.
Ni l’une ni l’autre ne vivons de Mademoiselle Green.
Roxane a son travail dans son agence de marketing web et moi,
j’ai le mien comme ergothérapeute en santé mentale
(sur lequel je me sens entièrement sur mon x).
Alors, pour une fois, nous avons choisi consciemment de faire seulement le strict minimum.
Gérer les commandes qui entraient.
Répondre au service à la clientèle.
Maintenir les projets déjà en cours.
Continuer de vous écrire aux deux semaines...
Et pour le reste?
On verrait à l’automne.
Les nouveaux projets, les productions à prévoir, les idées qui attendaient dans nos carnets...
tout pouvait patienter un peu.
J’ai aussi pris une grande pause des médias sociaux.
Et quand je dis une grande pause... c’en était une vraie.
Avant cela, je publiais TOUS les jours (ou presque) depuis quelques années déjà. Même si ça faisait longtemps que Roxane me disait d'en faire moins, j'avais organisé mon horaire pour que ça fonctionne et j'y arrivais.
Bien sûr, beaucoup de contenu était préparé et programmé à l’avance.
Et non, je ne produisais pas chaque jour des vidéos hyper complexes nécessitant trois heures de montage (une chance!).
Mais quand même...
Tous. Les. Jours.
Puis l’été est passé.
Et me voilà à la mi-septembre déjà avec un constat auquel je ne m’attendais pas vraiment:
Je n’ai plus d’élan.
Zéro envie de reprendre les médias sociaux et de recommencer à m'exposer, créer du contenu (créatif, original, intéressant, au goût du jour...c'est tout un défi!), exprimer mon opinion et faire entendre ma voix.
Pas juste un petit manque de motivation du lundi matin.
Je veux dire... je ne ressens presque aucune envie de reprendre exactement là où j’avais laissé.
Et ça me questionne énormément.
Parce que dans mon autre vie, celle d’ergothérapeute en santé mentale, je répète souvent à mes clients en épuisement quelque chose qui me revient maintenant en plein visage:
Quand on perd complètement notre élan et notre motivation après avoir enfin arrêté...
c’est parfois parce qu’on compensait depuis longtemps en surcharge...
Alors évidemment, la question est venue:
Est-ce que j’étais en surcharge?
...
Bon.
Disons que lorsque je regarde les dernières années avec un peu de recul, la réponse n’est probablement pas très difficile à trouver.
J’ai toujours jumelé mille et un projets.
De grandes implications bénévoles et communautaires.
Mon travail en ergothérapie (à temps partiel depuis 2012, heureusement).
Mademoiselle Green.
Dix années à animer plusieurs entraînements de groupe chaque semaine.
Quatre enfants.
Un conjoint qui, pendant de nombreuses années, devait s’absenter énormément pour son travail.
Et tous les petits projets que j’avais envie d’ajouter entre deux cases déjà bien remplies de mon agenda.
Alors oui...
J’ai certainement traversé plusieurs périodes de ma vie en surcharge.
Mais ce qui rend la chose plus difficile à reconnaître,
c’est que j’ai longtemps été persuadée que j’aimais ça.
Que je «carburais» à ça.
Les agendas remplis à rebord.
L’impression de toujours manquer un peu de temps.
Les projets qui s’enchaînent.
Cette sensation d’avancer, de construire, de créer...de faire quelque chose.
Et peut-être aussi, quelque part, celle de me prouver que j’étais capable d’en porter beaucoup.
Sauf qu’aujourd’hui, après ce recul un peu forcé...
Je n’ai plus envie de reprendre ce rythme.
Et ça, honnêtement, me déstabilise.
Est-ce la quarantaine qui m’amène tranquillement ailleurs?
Est-ce parce que mes enfants sont en train de me filer entre les doigts tellement ils grandissent vite?
Parce que je les vois déjà, peu à peu, franchir un à un la porte pour aller construire leur propre vie...
Et que quelque chose en moi réalise soudainement que cette période avec eux n’est pas infinie?
Je ne sais pas.
Je suis un peu dans le néant.
Tellement que hier après-midi, je suis aller me faire tirer aux cartes de tarot.
Moi.
La fille qui n’y croit à peu près zéro. 😂
Disons que lorsque tu vas consulter le tarot pour obtenir des réponses... c’est probablement parce que tu acceptes officiellement que tu n’en as pas beaucoup toi-même.
(Je vous raconterai si les cartes ont réglé ma crise existentielle prochainement.)

Mais plus sérieusement...
Je crois que j’essaie tranquillement d’accepter de ne pas avoir toutes les réponses maintenant.
Je fais confiance au fait que la vie amènera peu à peu plus de clarté dans ma vision, dans mes projets et dans ce que j’ai envie de construire pour les prochaines années.
Mais il y a une chose que je sais déjà.
Je cherche l’harmonie.
De plus en plus.
Je ne veux plus remplir mon agenda simplement parce qu’il reste une case vide.
Je ne veux plus mesurer ma valeur au nombre de choses que je réussis à accomplir.
Je ne veux plus avoir besoin de me prouver (ou de prouver aux autres) que je suis capable d’en porter beaucoup.
J’ai l’immense privilège d’aimer profondément mon travail comme ergothérapeute.
De me sentir réellement sur mon X lorsque j’accompagne quelqu’un.
De sentir que ce que je fais a du sens.
Avec des conditions 100% en télétravail qui me conviennent parfaitement dans la saison de vie que je suis: cela me permet d'être la maman disponible et présente que j'ai envie d'être pour mes enfants, de dîner avec eux presque tous les midis...
Et ça... ça n’a pas de prix.
Pour le reste?
Je ne suis pas en train de vous annoncer que j’abandonne Mademoiselle Green demain matin.
Pas du tout.
Cette entreprise, cette communauté, les rencontres qu’elle m’a permis de faire et tout ce qu’elle représente pour moi sont beaucoup trop précieux pour être balayés comme ça.
Mais peut-être que Mademoiselle Green évoluera.
Peut-être que moi aussi.
Peut-être que certaines choses prendront plus de place... et que d’autres en prendront moins.
Je ne sais pas encore.
Et pour une fille qui aime généralement avoir un plan A, un plan B (et probablement un tableau Excel quelque part pour les deux 😅), accepter cette absence de réponse est tout un exercice.
Mais peut-être que l’harmonie commence justement là...
En arrêtant de remplir immédiatement tous les espaces qui se créent.
En laissant un peu de vide.
En observant ce qui nous manque vraiment...
et ce qui, étrangement, ne nous manque pas du tout.
En faisant confiance au fait que l’élan reviendra peut-être.
Différemment.
Merci d’avoir lu jusqu’ici.
Ce contenu de blogue résulte d'un courrier bienveillant envoyé un mercredi sur deux et il était probablement un peu plus personnel (et plus long) que d’habitude... mais j’avais envie de vous écrire exactement à partir de l’endroit où je suis en ce moment.
Pas une fois que j’aurai trouvé toutes mes réponses.
Maintenant.
Écrire tout ça ne m’a pas nécessairement donné beaucoup plus de clarté...
Mais ça m’a fait du bien.
Et parfois, c’est déjà beaucoup.
On verra bien ce que la suite nous réserve. 🤍
Stéphanie, Co-propriétaire de Mademoiselle Green,
Ergothérapeute, mais maman, amoureuse de la vie et femme parfaitement imparfaite avant tout
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